Chronique d’aujourd’hui : « Histoires Fantastiques-Volume 1 » de Ludovic Metzker

Titre : Histoires fantastiques – Volume 1

Auteur : Ludovic Metzker

Genre : Fantastique

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 224

Format : Numérique et Broché

Lien d’achat : Amazon

Appréciation (♥ – ♥♥♥) : ♥♥

4è de couverture :

ILS ONT RENCONTRE JOHN :
Ce n’est jamais un hasard quand certains individus font sa rencontre. Si John sonne à votre porte, partez du principe que vous avez forcément quelque chose de grave à vous reprocher et qu’il est trop tard pour courir.

LE MONDE DE JACOB :
Parfois, il ne sert à rien de fuir la réalité surtout lorsque celle-ci prend la forme d’une forêt des plus profondes. Jacob doit se rendre à l’évidence et s’enfoncer malgré ses craintes dans cette forêt lugubre mais à quel prix !

LA PHOTO :
Pour ne jamais oublier François, son mari, Sophie se perd dans des albums photos jusqu’au soir où l’une d’entre elles se comporte étrangement. En fouillant dans toutes ses photos du passé, Sophie découvrira une histoire liée à son mari, mais pas n’importe laquelle.

L’ECHANGE :
Parce que le monde d’hier a muté dans l’horreur, le projet « X-Change » oblige les hommes et les femmes à changer de métier et de manière de vivre. Pour Paul Beranger, il n’existe qu’un changement, celui qui s’opère en lui !

Avec « Histoires Fantastiques », découvrez quatre récits qui changeront à jamais votre vision de la vie.

Mon avis

Avec ce recueil de quatre histoires fantastiques, nous plongeons dans quatre univers différents à la rencontre de personnages et de récits fascinants.

J’ai beaucoup aimé la profondeur des questionnements existentiels présents en filigrane dans ces histoires. Chacune d’entre elles, développe un thème bien particulier et ouvre la porte de la réflexion aux lecteurs.

En lisant ces nouvelles, cette célèbre phrase d’Antoine de Saint-Exupéry m’est venue à l’esprit :

« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux »

L’amour, les émotions, les sentiments. Tout ce qui constitue l’invisible de l’humanité se fond dans l’invisible du monde fantastique.

Car, en effet, de l’invisible il en est toujours question dans ces histoires. Et l’auteur nous prouve, à l’instar du Petit Prince, que cet invisible est l’essentiel.

Les histoires

I) Ils ont rencontré John

Cette histoire nous présente un homme dont la vie bascule suite à un drame.

Si la résilience est la capacité à survivre après avoir connu l’enfer, John lui, a choisi une forme particulière de résilience.

Nous touchons ici à la question de la justice et de la vengeance. La ligne qui sépare les deux est parfois ténue et le personnage de John l’incarne à merveille.

Nous assistons à la transformation d’un être humain en machine à tuer et cela donne parfois la chair de poule.

La narration est, pour moi, à l’image du personnage (assez peu émotionnelle et parfois gore), ce qui contribue à l’atmosphère particulière du récit.

II) La photo

C’est certainement l’histoire que j’ai préférée. L’auteur nous offre ici le récit poignant d’un couple uni dans la vie comme dans la mort.

La plume de Ludovic Metzker s’exprime joliment malgré des tournures de phrases maladroites qui viennent parfois gâcher sa belle prose.

La trame de l’histoire peut paraître confuse au premier abord, mais tous les éléments se mettent en place progressivement.

Entre la narration et la philosophe, chaque pensée est analysée jusqu’à plus soif. On sent une volonté de percer les mystères de l’amour, de la vie, et des injustices qui les désunies.

L’idée d’un dialogue entre le cœur et le cerveau est exquise et est très bien développée.

III) Le monde de Jacob

Cette histoire, tout comme la précédente, est très émouvante.

Je n’ai, cependant pas autant accroché à celle-ci, car les deux premiers chapitres m’ont semblé assez confus.

J’ai éprouvé plus de difficultés à entrer immédiatement dans l’histoire, car les pensées partent un peu dans tous les sens. Il est, en effet, assez difficile, dans les premiers chapitres, de savoir où l’auteur veut nous emmener avec cette histoire.

Au fur et à mesure, l’idée se déploie. Nous entrons alors dans un monde original. Les contes traditionnels sont revisités, et nous livrent de belles métaphores sur la réalité et la fiction.

Les questionnements sont nombreux, peut-être un peu trop, ce qui nous extirpe parfois de l’histoire.

IV) L’échange

Avec ce récit, nous entrons dans la vision d’un monde futur et anxiogène.

Cette histoire, plus axée sur la science-fiction et l’anticipation, nous plonge en l’an 2050 dans un monde unifié où les nations ont disparues.

« Le meilleur des mondes » est devenu réalité. Pour le pire comme… pour le pire.

Quel peut-être le sens de la vie quand la société dans laquelle nous vivons a rendu illicite tout ce qui constitue l’humanité ?

Qu’est-ce que l’homme sans amour ?

L’auteur creuse ici les sujets de la liberté et de l’esclavage et clos avec brio ce recueil d’histoires.

Les bémols

Le style de l’auteur est très personnel et sa plume reconnaissable, ce qui m’a beaucoup plu.

Cependant, il y a une inconsistance dans son style d’un texte à l’autre, et d’une partie de texte à une autre.

L’auteur alterne les jolies expressions et les tournures de phrases malhabiles, ce qui a perturbé ma lecture. Cela est d’autant plus frustrant, que Ludovic Metzker a un vrai talent pour créer de belles histoires intelligentes et intenses.

Les nombreux sauts dans les temps de la narration viennent également rompre le rythme de la lecture, et participent à la construction bancale de certaines phrases.

Conclusion

Je remercie chaleureusement Ludovic Metzker de m’avoir confié ces histoires fantastiques à chroniquer.

Je salue le travail d’imagination de l’auteur et sa capacité à apporter de la profondeur à ses histoires fantastiques.

Loin des histoires d’amour glucosées mêlant vampires ou loups-garous, Ludovic Metzker prouve que le genre fantastique est un genre littéraire profond, un formidable support qui nous interroge sur l’humanité.

Jose Luis Borges disait :

« La philosophie n’est qu’une branche de la littérature fantastique ».

Merci à Ludovic Metzker de nous le rappeler.

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